Polluants mesurés

Oxydes d’azotes (NOx)3

Les NOx regroupent la famille des molécules NO et NO2. Ils sont principalement émis par le trafic automobile et à faible mesure par l’industrie ou encore par des phénomènes naturels (les éclairs ou les émissions du sol par exemple). Les installations de combustion sont également responsables d’une forte part des émissions. Leurs émissions ont fortement augmenté depuis 1950 avec le développement massif des transports et des industries. Le produit issu de la combustion est le NO qui est ensuite rapidement oxydé en NO2 par réaction avec l’ozone.

Les NOx ont un temps de vie relativement court (de l’ordre de quelques minutes) et vont donc être retrouvés principalement près des sources.

Seul le NO2 est réglementé car il possède un temps de vie plus long ce qui implique une exposition plus grande. En revanche, le NO et le NO2 ont tous deux un effet néfaste sur la santé, et particulièrement sur les voies respiratoires. Ils ont un impact également sur l’environnement, car ils contribuent au phénomène de pluies acides et accroissent indirectement l’effet de serre.

La moyenne annuelle en fond urbain est de 20 µg/m3 contre 42 µg/m3 à proximité du trafic routier. Le seuil de recommandation et d’information est de 200µg/m3 et le seuil d’alerte de 400µg/m3 en moyenne horaire.

Ozone (O3)

Dans la haute stratosphère, l’ozone joue un rôle de protection car il absorbe une partie des rayonnements ultraviolets (émis par le soleil) lesquels sont dangereux pour les organismes vivants : c’est la couche d’ozone.

En revanche dans la basse atmosphère, là où nous vivons, l’ozone est considéré comme un polluant. En effet, il a un impact néfaste important sur la végétation mais également sur la santé humaine. À partir d’un certain seuil de concentration, il peut provoquer des irritations des voies respiratoires, des crises d’asthme chez les personnes sensibles ou autre difficultés respiratoires plus ou moins grave.

L’ozone est un polluant secondaire qui résulte de transformations chimiques impliquant différentes espèces dont les NOx vu précédemment. Ces réactions nécessitent pour cela du rayonnement solaire.

Le niveau de fond global de l’ozone est d’environ 40 µg/m3. La réglementation française impose le seuil d’information à 180µg/m3 et le seuil d’alerte à 240 µg/m3 en moyenne horaire.

Particules fines (PM10)

L’atmosphère est constituée principalement de gaz mais de nombreuses particules de différentes tailles y sont également en suspension. On s’intéresse en particulier au PM10 qui représente la fraction des particules dont le diamètre aérodynamique est inférieur à 10 µm. Leur concentration en masse est réglementée dans l’atmosphère car elles peuvent engendrer un risque sanitaire pour les populations. Elles ont en effet la capacité, dues à leurs petites tailles, d’être inhalé ce qui peut entraîner à long terme des maladies respiratoires et des décès prématurés. Les plus petites d’entre elles peuvent également pénétrer dans la circulation sanguine et provoquer ainsi des problèmes cardio-vasculaires (PM1).

Ces particules proviennent de plusieurs sources :

  • naturelles comme les volcans l’érosion éolienne dans les régions désertiques, les océans, la végétation comme le chauffage au bois, le transport routier ou encore l’utilisation du charbon
  • anthropique comme les industries, l’agriculture, le chauffage au bois, le transport routier

La réglementation européenne impose une norme de 50 µg/m3 sur 24 heures ne devant pas être dépassée plus de 35 jours par an. On ne doit pas non plus dépasser 40 µg/m3 en concentration annuelle.